• Ca y est, l'année est terminée ! Il est temps de préparer la prochaine ! 

    Au revoir le CP, après 5 ans de bons et loyaux services, je m'en vais retrouver les CE1. Mais un CE1 simple aurait été trop simple, alors c'est parti pour un CE1/CM2. 

    Pour les CE1, voici le premier album que nous ferons en première période :

    Le loup vert .

     

    Les textes 

    Les questionnaires

    les jeux

     

     

     

     


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  • D'après Apprendre avec les pédagogies coopératives, démarches et outils pour l'école, Sylvain Connac. 

     

    Les ceintures de comportement visent à faire correspondre à chaque couleur un degré général de maîtrise de ses propres comportements au sein de la classe. Les enfants deviennent capable de mesurer leurs progrès, voient leurs efforts sanctionnés par une plus grande confiance accordée et une augmentation de leurs espaces de liberté dans la classe.

     

    Les ceintures sont un outil pensé dans un esprit éducatif et pour des visées pédagogiques précises.  Il s’agit de faire en sorte que chacun : 

    - connaisse et soit reconnu dans son niveau de maîtrise, dispose d’un statut symbolisé par la couleur de sa ceinture ;

    - sache avec précision quels efforts et quel travail il doit fournir pour « grandir », c’est-à-dire obtenir une ceinture supérieure (on dit « plus foncée ») ;

    - lorsqu’il se reconnaît trop de difficultés face à un problème qu’il doit résoudre, s’appuie sur les compétences de ses pairs matérialisées par des gommettes de couleur affichées sur un tableau de ceintures ;

     - propose son aide aux enfants plus « petits », qui ont une ceinture « plus claire » et ainsi les incite à grandir.

     

    Quelques règles :

     - Une ceinture obtenue ne peut plus être retirée. Les éventuelles régressions sont acceptées mais sont considérées comme momentanées. Lors d’un conseil coopératif, l’enfant qui souhaite changer de ceinture en fait la demande. Si le conseil donne son accord en même temps que l’enseignant, alors cet enfant entre dans une période d’essai de 2 semaines au cours desquelles il accepte une mise à l’épreuve au regard du nouveau statut qu’il souhaite obtenir. Au terme de cette phase, l’attribution de la ceinture fait l’objet d’un nouvel examen.

    - Les ceintures de comportement sont attribuées lors des conseils coopératifs. Une dérive serait que cette responsabilité soit confiée aux enfants, ce qui entrainerait des phénomènes de copinage et d’exclusion. C’est l’enseignant, avec éventuellement les enfants ayant obtenu les ceintures les plus foncées en comportement, qui décide de ces attributions au regard d’un avis formulé par le conseil.

    - Etre « vert » ne doit pas signifier que l’on est « plus fort que les orange » : l’attribution d’une ceinture n’implique pas une augmentation du pouvoir dans la classe, ni une diminution de celui des autres mais simplement un niveau de responsabilité plus important. Cette élévation du niveau de responsabilité se traduit par une augmentation des espaces de liberté, par une plus grande confiance accordée, par des attentes plus fortes en matière de comportement manifesté. La tolérance des écarts deviendra de plus en plus sévère.

    - La quête des ceintures est une affaire de défi face à soi-même et non pas de compétition dans le groupe-classe. Ainsi, un « vert » est attiré par la ceinture bleue mais se doit en même temps de mettre à disposition des plus petits ce qu’il représente et ce qu’il sait.

    - Il peut arriver, dans certains contextes et particulièrement en début d’année, qu’il n’y ait que de « petites ceintures ». Les élèves les plus « sages » se contentent de ne pas se faire remarquer  sans trop apporter au groupe. Le problème est alors que la richesse des échanges et de l’entraide a du mal à voir le jour. L’enseignant peut alors proposer à des enfants de changer de ceinture, sans que ceux-ci en aient manifesté le désir. Une dynamique d’évolution est amorcée dans la classe.

    - La décomposition en échelons proposée par le tableau des ceintures de comportement est davantage une indication qu’une ordonnance. Il est judicieux d’attribuer les ceintures sur une impression générale en ne s’appuyant pas uniquement sur les règles énoncées. On ne bloque pas un élève dans son évolution s’il bloque uniquement sur une des règles énoncées alors qu’il maitrise les autres. Il pourra progresser sur cette règle dans le temps, après le passage de la ceinture.

     

    Il convient mieux de conserver à l’esprit des définitions larges de chaque couleur du comportement.  Exemple :

    - blanc en comportement : dérange le travail des enfants de la classe.

    - jaune en comportement : fait des efforts pour effectuer son travail sans déranger les autres.

     - orange en comportement : ne dérange pas la classe mais ne se soucie pas du groupe.

     - vert en comportement : rend des services à la classe.

     - bleu en comportement : pense aux intérêts de la classe avant de penser aux siens.

     - marron en comportement : est en mesure d’être référent pour le fonctionnement de la classe.

     

     

     

    Ce que je dois faire

    Mes droits

    Blanc

    - Respecte quelques décisions.

    - Tiens parfois compte des avis.

    - Donner son avis, voter.

    - Participer à la vie de la classe.

    - Avoir un métier facile.

     

    Jaune

    - A un métier.

    - Essaie de travailler sans gêner.

    - Respecte les horaires et le rang.

    - Ne pose pas de problème lors de sorties.

    - Lève le doigt et attend pour parler.

    - Est poli avec les autres.

     

     

     

    - Se déplacer dans la classe.

    - Etre président du jour.

    - Avoir son permis de circulation libre et responsable.

    Orange

    - Travailler sans gêner.

    - Range correctement ses affaires.

    - Au lieu de se plaindre, râler et crier, critique et propose au conseil.

    - Respecte les décisions du conseil.

    - Respecte le feu des sons.

    - Présente correctement ses cahiers.

     

     

    - Descendre seul en récréation.

    - Avoir un métier difficile.

    - Etre tuteur.

    - Etre président du conseil.

    Vert

    - Sait travailler seul sans histoire.

    - Ne change pas en l’absence de l’enseignant.

    - Reconnaît ses erreurs.

    - Fait correctement son métier.

    - Sait aider des enfants.

    - Est tuteur d’un petit.

    - Demande de l’aide quand il ne comprend pas.

     

     

     

    - Rester en classe pendant les récréations.

    - Recevoir un visiteur.

    Bleu

    - Sait rendre des services à la classe.

    - Propose de bonnes idées au conseil.

    - Est un bon président du jour.

    - Règle les petits problèmes seul.

     

     

     

    - Etre trésorier de la banque.

    - Circuler librement dans l’école.

    Marron

    - Circule dans l’école sans incident.

    - Sait éviter les histoires et les accidents.

    - Sait séparer deux combattants.

    - En cas de nécessité, transgresse les règles de la classe.

    - Participer à la décision des ceintures de comportement.

    - Etre garant de la classe en cas d’absence du maître.

     

      

    Ceintures exceptionnelles en cas de débordement :

     - La ceinture dorée : en cas de statut de grand gêneur. Elle est attribuée quand la cohabitation au sein de la classe devient trop difficile (beaucoup de perturbation, de gênes, de provocations, pas de travail ou trop peu…). La ceinture dorée permet de faire une pause dans sa vie de groupe, de souffler et laisser souffler les autres. Les déplacements sont suspendus, niveau d’autonomie zéro.

    - La ceinture rouge : statut d’enfant violent, voire dangereux pour lui ou pour les autres. Cet élève se retrouve seul à une table et n’a plus le droit de se déplacer librement en classe, à moins d’en avoir obtenu l’autorisation. Lors des sorties de classe, il reste à proximité de l’enseignant afin que celui-ce puisse prévenir l’émergence de nouveaux conflits.

     

    Les enfants qui sont devenus dorés ou rouges en comportement peuvent récupérer leur ceinture habituelle en en faisant la demande lors des conseils et en expliquant ce qu’ils comptent faire pour que les choses se passent mieux.

     

     


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  • D'après Apprendre avec les pédagogies coopératives, démarches et outils pour l'école, Sylvain Connac. 

     

    Les règles se déclinent en trois niveaux :

    - Le niveau des lois : ce qui est immuable, ce qui ne peut être changé et qui est à la base de tout. Sans elles, rien n’est possible. Au début, ce sont les enseignants qui apportent ces éléments de lois, on ne les discute plus.

    - Le niveau des règles de vie : c’est celui du règlement. Les règles de vie disent ce qui est interdit, ce qui est autorisé et les sanctions que l’on encourt lorsque c’est interdit. Elles sont proposées, discutées et décidées en conseil et peuvent à tout moment faire l’objet d’une modification en fonction des demandes d’adaptation de la classe.

    - Le niveau des codes de conduite : porte sur la politesse et s’intéresse à des questions plus pratiques : est-ce qu’on dit bonjour et au revoir ? Qui dit bonjour en premier ? Quelles sont les formules de politesse que l’on utilise ? … Les codes de conduite sont également discutées et construits avec les élèves.

    Lois, règles de vie et codes de conduite sont affichés à la vue de tous afin que chacun puisse connaître et se rappeler ce qui guide les comportements de chacun.

     

    Les adultes déterminent les lois

    Les lois font l’objet d’une présentation mais en aucun cas d’une négociation. Elles correspondent  à ce qui est de l’ordre du respect et de la sécurité des personnes et des lieux.

    Exemples :

    - nous sommes dans la classe pour travailler ;

    - on ne se bat pas, on ne se moque pas, on ne prend pas les affaires des autres sans autorisation ;

    - l’enseignant n’appartient à personne et travaille avec tout le monde ;

    - nous devons aider celui ou celle qui ne sait pas ou qui a des difficultés.

    Les enfants proposent des règles

    « Quelles sont les règles que nous pouvons nous donner pour permettre à chacun de nous d’agir de telle manière que la liberté des uns n’entrave pas la liberté des autres et afin d’effectuer le travail pour lequel nous sommes réunis ? » 

    Les enfants peuvent réfléchir par petits groupes puis les avis son ensuite discutés collectivement. Sont admises les règles qui font l »unanimité, sont reportées celles qui sont minoritaires.

    Il est intéressant de rechercher avec les enfants, lorsqu’elles sont possibles, des formulations positives, sous forme de droits.

    Les règles émises par les enfants sont ensuite classées en lois, règles de vie et codes de conduite

    Lois : ce qui a été présenté au départ par l’adulte.

    Règle de vie : ce qui peut changer en cas de besoin et qui est relatif au milieu de vie de la classe mais qui, en cas de non-respect, peut induire une sanction.

    Code de conduite : les énoncés pouvant être modifiés par le conseil et ne nécessitant pas la médiation ou la sanction. 


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  • Voici une autre façon d'aborder les responsabilités des élèves. Je trouve ça intéressant qu'ils réfléchissent eux-mêmes aux métiers qui seraient utiles à la classe et c'est une bonne façon de les investir davantage.

     

    D'après Apprendre avec les pédagogies coopératives, démarches et outils pour l'école, Sylvain Connac. 

    A travers les métiers, la classe se trouve partagée en nombreux secteurs de responsabilités, qui vont permettre à chaque enfant de se situer par rapport aux autres. Le métier donne un rôle au sein du groupe et un statut. Ce statut lui permet d’être reconnu dans le groupe alors que le rôle lui renvoie ce que chacun est en droit d’attendre de lui. C’est ce qui différencie du traditionnel service qui correspond à des tâches que les enfants se voient attribuées pour le fonctionnement de la classe. Le degré d’implication est souvent faible.

    Les métiers correspondent à des fonctions nécessaires à la vie coopérative de la classe que l’enseignant ne peut assurer seul.

    C’est souvent lors du premier conseil que sont pris en charge les premiers métiers, jusque là pris en charge par l’enseignant.

    Ce sont les élèves qui proposent la création des métiers et demandent au conseil de les exercer. En début d’année l’enseignant a déjà fixé quelques métiers nécessaires au démarrage. L’enseignant se garde de tout faire dans la classe, ce qui engendre des dysfonctionnements. La proposition des métiers apparaît alors comme une véritable piste en mesure d’améliorer les interactions dans la classe. Chaque enfant est en mesure de trouver un métier qui corresponde à ce qu’il est capable de réaliser. Ces responsabilités sont en lien avec des besoins qui émanent de la vie coopérative de la classe et permettent aux enfants qui les acceptent de participer à leur développement.

    Progressivement un tableau se construit. Lorsqu’un nouveau métier est proposé, le conseil s’interroge sur son utilité, délimite la nature de ses fonctions puis recherche des volontaires. Au bout de quelques semaines, chacun parvient à obtenir un métier auquel il a pensé ou qu’on lui a proposé.

    « On ne prend pas le métier d’un autre sans lui en avoir parlé » est une règle de vie qui peut être partagée dans le groupe. Un enfant qui possède un métier en est titulaire jusqu’à ce qu’il n’en veuille plus ou jusqu’à ce que le conseil estime qu’il ne le fait pas correctement.

    Une fois que tous ceux qui le souhaitent disposent d’une responsabilité, le principe est qu’une personne ne peut se la voir retirer s’il n’en a pas formulé la demande (sauf sur décision du conseil suite à un mauvais fonctionnement). Lorsqu’un enfant souhaite céder sa responsabilité, il le précise lors du conseil et peut en choisir un nouveau parmi ceux dont d’autres enfants ne veulent plus.

    Des métiers apparaissent puis disparaissent parce qu’ils s’avèrent inutiles. 

     


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  • D'après Apprendre avec les pédagogies coopératives, démarches et outils pour l'école, Sylvain Connac. 

     

    Objectifs :

    - savoir partager démocratiquement la parole ;

    - se réunir autour d’une problématique qui fait sens ;

    - discuter par l’intermédiaire d’interactions dynamiques ;

    - pouvoir mettre en doute la parole de l’adulte ;

    - reconnaître que chacun dispose d’une part de vérité et que la discussion sera l’occasion de coordonner les apports de chacun ;

    - faire la distinction entre des échanges factuels et des préoccupations philosophiques de nature universelles.

    -> Permettre à chaque enfant de faire évoluer sa propre pensée par la compréhension des autres points de vues et la confrontation des argumentations.

     

    Pour atteindre ces objectifs la pratique de discussion doit être récurrente et régulière (conseils coopératifs, quoi de neuf, bilan météo…). L’enseignant peut s’appuyer sur les habitudes prises lors de ces échanges pour amener les discussions à visée philosophique.

     

    Plusieurs fonctions au sein du groupe:

    - Le président de séance : il organise le groupe, distribuer la parole, tient compte du temps qui passe, rappelle les règles et nomme les éventuels gêneurs.

    - Les reformulateurs : ils notent les principales idées, répètent à leur façon ce qui vient d’être dit. Leur objectif est de « souligner » les idées émises par les discutants et d’aider à structurer l’avancée de la discussion.

    - Les synthétiseurs : ils aident les reformulateurs. A la moitié et à la fin de la discussion, ils font le point sur les principales idées qui ont été explorées par le groupe.

    - Les observateurs : ils ne participent pas aux échanges, ils observent afin d’apporter des aides, des améliorations sur ce qu’ils ont pu observer par rapport à la tâche de chacun.

    - Les discutants : ils n’ont pas de tâche précise et participent activement au débat.

    - L’animateur : c’est l’adulte. Il veille au bon déroulement de la discussion. Il peut enrichir la conversation, sans influencer les enfants.

     

    En cycle 2, l’adulte peut être animateur/président/reformulateur et synthétiseur. Mais, petit à petit, l’objectif serait que le groupe de discussion devienne plus autonome et indépendant de l’adulte.

     

    Dans un premier temps, l’enseignant peut proposer lui-même les sujets, puis on peut mettre en place la « boite à question » où les élèves poseraient les questions qui les intéresseraient et on en sélectionnerait une qui mènera à une discussion collective.

     

    Une question est souvent étudiée sur deux séances (une par semaine).

     

    Voici des liens vers les blogs de Charivari et le cartable de Séverine, où l'on trouve des documents très bien faits pour animer les débats. 

     


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